← Retour aux articles
Musique & Spectacles

Une soirée aux Folies Bergère : le guide complet

Paris Prime Locations · Juin 2026 · 7 min de lecture

Vous avez prévu d'assister à un spectacle aux Folies Bergère ? Ce guide répond à quelques questions fréquentes afin de préparer au mieux votre arrivée et de profiter pleinement des lieux et du quartier — comment venir, quelle tenue porter, où s'asseoir, où dîner. Si vous êtes curieux, nous vous apportons quelques anecdotes sur ce lieu mythique. Après la soirée, rien de tel que d'opter pour nos appartements Chess Studio et Duc de Choiseul situés à quelques minutes à pied pour rentrer en toute tranquillité.

Les Folies Bergère, première salle de music-hall de Paris

Grand hall d'accueil des Folies Bergère

Prenez un instant à votre arrivée rue Richer pour lever les yeux. La façade Art déco, dessinée en 1926 par Maurice Picaud, est ornée d'un bas-relief doré : une danseuse cambrée, figée dans un mouvement de cabaret — elle est classée monument historique, et très photographiée ! Ouvertes en 1869, les Folies Bergère sont la toute première salle de music-hall de Paris, dont s'inspireront par exemple le Casino de Paris et le Moulin Rouge. C'est ici que les femmes (en tout premier lieu, les Anglaises Sister Barrison) sont montées sur scène pour danser le french cancan, et ici qu'ont brillé Mistinguett, Maurice Chevalier et Joséphine Baker. Assister à un spectacle aujourd'hui, c'est s'asseoir dans plus de 150 ans d'histoire du spectacle vivant.

Quelle tenue porter aux Folies Bergère ?

Il n'y a pas de code vestimentaire strict. Aucune cravate ni robe de soirée n'est exigée. Vous pouvez contempler les « Gabrielle » dans le grand hall d'accueil menant à la salle, des costumes de scènes qui s'enfilaient comme un sac à dos et… très peu couvrantes. Le lieu est élégant et chargé d'histoire, donc la plupart des spectateurs jouent le jeu d'une soirée un peu habillée. Sur place, un vestiaire payant vous évite de garder manteaux et sacs sur les genoux ; un bar et une boutique sont ouverts pendant le spectacle.

Où s'asseoir : les meilleures places dans la salle

Vue intérieure de la salle de spectacle des Folies Bergère

La salle compte environ 1 600 places réparties entre l'orchestre (au rez-de-chaussée) et deux balcons. Quelques conseils sur les places à choisir ou éviter :

  • Orchestre central, premiers rangs → ✅ Évidemment les meilleures places, vue dégagée
  • Orchestre, côtés et derniers rangs → ❌ À éviter : poteaux et visibilité réduite
  • Centre du premier balcon → ✅ Très bon compromis, belle vue d'ensemble
  • « Carré or » (avant du balcon) → ⚠️ Contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce n'est pas forcément un excellent choix car il y a peu d'espace pour les jambes et les sièges sont serrés.

À noter : si vous vous sentez mal placé au rez-de-chaussée, vous pouvez toujours demander à l'ouvreur de vous installer sur les strapontins à l'avant. Dans ce cas, prévoyez de les remercier avec quelques pièces en liquide — de manière générale, les ouvreurs et ouvreuses sont uniquement rémunérés au pourboire, donc pensez à leur donner un petit quelque chose, c'est l'usage !

Les Folies Bergère, là où Paris se dévoile

Observez les rampes en verre le long du 1er balcon. Ce n'est pas pour rien que les Folies ont une image de lieu de sensualité héritée de leur histoire. Dans les années 1900, il y avait des danseuses très peu vêtues qui y faisaient spectacle pour ravir les yeux des spectateurs du dessous.

Le nom même de « Folies » renvoie aux maisons de plaisance du XVIIIe siècle, lieux discrets où les élites vivaient leurs amours adultères. Cette étymologie contribue à l'imaginaire libertin associé au théâtre dès son ouverture en 1869.

Les « revues » du XIXe siècle assument pleinement de mettre la femme au milieu du spectacle, sublimée par un costume… ou l'absence de costume ! Le nu féminin est non seulement toléré, mais aussi mis en avant comme argument d'attraction. En 1912, c'est là que pour la première fois, une femme apparaît entièrement nue sur une scène française !

Le saviez-vous ? Petites histoires des Folies Bergère

Chevaux de carrousel à l'entrée des Folies Bergère

L'histoire des Folies Bergère est d'abord une histoire de noms et de refus. À l'ouverture en 1869, la salle devait s'appeler Folies Trévise, du nom du quartier où elle s'implante. Mais le duc de Trévise, scandalisé, n'a pas apprécié de voir son patronyme associé à une salle de spectacle — inimaginable à l'époque. Le fondateur a donc choisi la première rue voisine ne portant pas de nom de famille : la rue Bergère. Un détail qui marque déjà l'esprit du lieu : on y ose ce qu'ailleurs on cache.

Les chevaux qui vous accueillent à l'entrée ne sont pas là par hasard. Ce sont les chevaux d'un véritable carrousel ayant tourné sur scène lors d'une revue d'autrefois, témoins de la grandeur des spectacles qui ont façonné la légende des Folies. Car c'est bien d'une légende qu'il s'agit : celle de femmes qui, pour la première fois, montent sur scène pour danser le french cancan. Ce mouvement n'est pas né au théâtre ; avant d'être un numéro de cabaret, le cancan est né dans les bals où des femmes, lassées d'être mises de côté, se sont mises à danser et à crier pour exister. Les Folies Bergère furent la première scène à les y faire monter — dès lors, ce n'est plus juste une danse, c'est une affirmation.

Les légendes de la maison suivent. C'est ici que Maurice Chevalier, ancien acrobate de Ménilmontant, s'est mis à chanter. Mistinguett impose sa gouaille au cœur de la salle. Et puis arrive Joséphine Baker — d'abord couturière, puis remplaçante d'une danseuse malade, elle devient en quelques années l'une des plus grandes stars du music-hall parisien. Chacun a trouvé aux Folies la scène qui lui permettrait de briller.

La salle elle-même évolue, transformée par les hommes qui la dirigent. Sous la direction de Paul Derval, qui révolutionne le concept en créant de véritables revues à grand spectacle, les Folies Bergère se réinventent. Derval impose une règle stricte et poétique : chaque revue doit porter un titre contenant le mot « Folies » et compter exactement treize lettres — une superstition devenue tradition maison, une signature de prestige qui perdure encore aujourd'hui.

Où dîner avant le spectacle ?

Les Grands Boulevards regorgent de brasseries et de restaurants, parfaits pour un dîner avant le lever de rideau. Voici nos adresses préférées à quelques pas de la salle :

  • Colère (Rue de Trévise) — Une cuisine généreuse et authentique, atmosphère chaleureuse. Fermeture à minuit tous les jours.
  • La Comète (Rue du Faubourg Montmartre) — Carte simple et épurée, ambiance parisienne. Ouvert jusqu'à 2h. Fermé le dimanche.

Besoin d'un parking ?

À Paris le vendredi soir, pas facile d'éviter les embouteillages et le stationnement est compliqué dans ce quartier central — prévoyez un peu d'avance par rapport à l'heure d'arrivée visée (en plus des 30 minutes avant le début du spectacle). La salle a un partenariat avec le parking Chauchat-Drouot, à quelques minutes à pied — comptez environ 12 € pour 5-8 heures en soirée, contre 40 euros en tarif normal !

Où loger près des Folies Bergère ?

En tant que vrais amateurs des nuits parisiennes, dont les Folies Bergère sont largement un symbole, prolonger la soirée aux Grands Boulevards est une évidence. Afin de rentrer sans course au dernier métro ou sans perdre de temps à rechercher un taxi ou Uber, loger à deux pas est une option idéale.

Chess Studio — situé à quelques minutes à pied, près du Grand Rex (dont le promontoir a également été réalisé par Maurice Picaud, l'architecte de la façade Art déco des Folies), un petit cocon avec tout l'essentiel pour 1 à 2 personnes : parfait si vous êtes venus en couple profiter du spectacle.

Appartement du Duc de Choiseul — situé de l'autre côté des Grands Boulevards (2e arrondissement) mais à moins de 10 minutes de marche. Il peut accueillir jusqu'à 4 personnes : l'option idéale si vous êtes venus assister au spectacle en famille, ou en petit groupe d'amis.